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Conseil création parfum

A propos des bougies

Ce qu’il faut croire et ne pas croire…

À l’approche de l’automne, quoi de mieux que de se confiner dans son canapé, avec un bon livre et une bougie parfumée ? Il est vrai que les jours qui se rafraîchissent sont propices aux bougies, chaleureuses et réconfortantes. Elles sont idéales pour recréer une atmosphère qui nous plaît chez nous. Il y en a pour tous les goûts ; si l’on est adepte de la saison hivernale, ce seront des senteurs chaudes et épicées. Si, en revanche, on est nostalgique de l’été, rien ne nous empêche de se procurer une bougie parfumée au monoï, à la fleur d’Ylang-Ylang ou bien à la noix de coco.

Cependant, nous sommes de plus en plus nombreux à nous méfier des bougies car dernièrement, elles ont été assez controversées par la presse, les médias, etc…

À travers cet article, je vous propose de découvrir ou redécouvrir ce que sont les réellement les bougies ainsi qu’une explication des « dangers » qu’elles présentent.

Qu’est-ce qu’une bougie ?

Une bougie est constituée de 3 éléments : de la cire, d’une mèche et d’une fragrance.

Les cires :

  • La cire animale : la cire d’abeille. Elle est assez rare et son coût est relativement élevé.
  • La cire végétale : la plus utilisée est la cire de soja. On trouve également de la cire de colza dans certaines bougies ou bien de la cire de palme, même si cette dernière est, comme l’huile de palme, actuellement au cœur d’un grand débat écologique.
  • La cire minérale : la paraffine. Elle est issue de la pétrochimie et est la plus utilisée car son coût est assez faible et elle est relativement facile à travailler.

La mèche :

C’est le moteur de la bougie. C’est grâce à elle que la flamme peut atteindre la cire.

Elle est le plus souvent en coton, mais on également souvent des mèches en bois qui permettent une bonne diffusion olfactive.

La fragrance :

La senteur de la bougie est un mélange complexe de composants olfactifs d’origine naturelle ou de synthèse associés dans le but d’obtenir une odeur en particulier.

Ce sont parfois des notes assez simples qui reproduisent la nature comme les fleurs, bois, épices, … ou gouts familiers tel que chocolat, vanille, caramel, …mais souvent des fragrances beaucoup plus complexes : ambre, oriental, ….

Dans tous les cas il s’agit pour le parfumeur d’un véritable travail créatif pour avoir un parfum original mais aussi technique dans le choix des matières premières afin d’optimiser les qualités de brulage (une belle flamme qui ne fume pas) et la diffusion dans l’espace.

Pourquoi cette polémique autour des bougies ?  

Comme vous l’avez très certainement constaté, de plus en plus de reportages, de documentaires et d’articles concernant les dangers des bougies voient le jour. Si l’on s’en tient à la version des journalistes, il faudrait totalement arrêter la consommation de bougies pour ne courir aucun danger. Intéressons-nous à ce sujet.

J’ai relevé ici quelques points sur les bougies critiquées par les médias:

La combustion des mèches

On entend souvent que le fait de faire bruler une mèche contribue à la pollution intérieure, que la bougie relâche du CO2 dans l’air. Mais, cette quantité de CO2 est-t-elle vraiment comparable à celle émise par un feu de bois ?

Il est vrai que toute combustion dégage du CO2, et la bougie n’y échappe pas. Cependant, une quantité si minime est-elle suffisante pour se priver de la dimension du plaisir d’une bougie ?

La composition des bougies

Certains ont aussi incriminé la présence d’allergènes cutanés comme le limonène dans les bougies. Pour remettre en contexte, le limonène est un composé volatile caractéristique de l’orange. Son huile essentielle en contient d’ailleurs plus de 90%. Dans la parfumerie, il est connu comme étant un allergène cutané. C’est à ce niveau-là qu’il y a beaucoup de confusions : un allergène cutané n’est pas obligatoirement un allergène respiratoire, et lorsque vous faite bruler une bougie, la fragrance n’est pas en contact avec votre peau.

Quoi qu’il en soit, la parfumerie suit une règlementation très stricte pour éviter certains problèmes que l’on a pu avoir dans le temps, comme ce fut le cas avec le benzène. Il arrivait parfois que des traces de se solvant toxique soient retrouvée dans certaines bougies de mauvaise qualité.

Comment consommer au mieux une bougie ?

Comme vous l’aurez compris, avant d’imaginer que chaque bougie présente un danger, il faut faire attention à sa qualité. Privilégiez des bougies de meilleure qualité, c’est vrai, en général plus onéreuse et suivez surtout le rituel de brulage :

1) Lors de la première utilisation, laisser bruler la bougie jusqu’à que la totalité de la cire soit fondue en surface.

2) Coupez régulièrement la mèche.

Un rituel de brulage correct augmente le temps de combustion, il permet d’utiliser la bougie entièrement, il évite que la bougie se creuse en son milieu. Tout simplement, il en augmente la durée.

Et puis, n’oublions pas le rôle principal d’une bougie parfumée, de toutes les belles sensations qu’elle procure. N’oublions pas le pouvoir des odeurs sur notre cerveau, du bien-être qu’elles suscitent et des souvenirs qu’elles font ressurgir.

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